L’essentiel en bref
- Plus B signifie batterie : sous caténaire, le train roule à l’électricité en se rechargeant ; sans fil de contact, il fonctionne sur batterie.
- Ce qui le distingue de la version à hydrogène, c’est le pantographe – le Plus H n’en a pas.
- Les conteneurs de toiture sont le signe distinctif par rapport à un Mireo purement électrique sans batteries.
- Son marché cible, ce sont les lignes partiellement électrifiées où circulent jusqu’ici des autorails diesel.
- Les engagements suivent les attributions et l’infrastructure et changent avec les services annuels – vérifie la situation actuelle.
Sommaire
Fiche d’identité
| Type de véhicule | Automotrice électrique à batteries (BEMU) pour le transport régional |
|---|---|
| Constructeur | Siemens Mobility |
| Plateforme | Mireo – la famille d’automotrices régionales de Siemens |
| Traction | Électrique par la caténaire, par batteries de traction sur les sections non électrifiées |
| Signification du suffixe | Plus B signifie batterie, Plus H hydrogène |
| Vitesse maximale | 160 km/h |
| Contexte d’engagement | Lignes régionales partiellement électrifiées, en remplacement d’autorails diesel |
Signes distinctifs
Est-ce vraiment cette série que tu as devant toi ?
- Pantographe présent sur le toit – contrairement à la version à hydrogène
- Grands conteneurs de toiture pour les batteries de traction, bien visibles au-dessus des caisses
- Tête typique du Mireo avec un grand pare-brise qui descend très bas
- Pas d’échappement diesel, pas de grilles de radiateur dans les parois latérales
- Circule sur des sections sans caténaire alors que le pantographe est présent
- Le numéro de véhicule commence par 94 – le code de type UIC des rames électriques
Mis à jour : août 2026 – Une automotrice avec pantographe qui circule pourtant sur des lignes sans caténaire : le Siemens Mireo Plus B est la version à batteries de la plateforme Mireo et, à ce titre, l’un des véhicules qui illustrent la transformation du transport régional allemand. Cette page te montre comment le reconnaître et comment le distinguer proprement de la version à hydrogène et de l’automotrice purement électrique.
Une automotrice à batteries en vue ?
Les nouveaux concepts de traction circulent souvent en petites séries – noter le numéro et la date en vaut particulièrement la peine.
Qu’est-ce que le Siemens Mireo Plus B ?
Le Mireo Plus B est une automotrice électrique à batteries pour le transport régional, construite sur la base de la plateforme Mireo de Siemens Mobility. Sous caténaire, elle fonctionne comme une automotrice électrique ordinaire et recharge au passage ses batteries de traction. Lorsqu’elle quitte la section électrifiée, elle abaisse son pantographe et continue sur batterie.
Le véhicule répond ainsi à un problème très concret : de nombreuses lignes régionales allemandes ne sont que partiellement électrifiées. Une automotrice purement électrique ne peut pas y passer, tandis qu’un autorail diesel parcourt inutilement les sections électrifiées au moteur thermique. Le BEMU – battery electric multiple unit – comble exactement cette lacune.
Distinguer les versions de traction de la famille Mireo
Siemens livre la plateforme Mireo en plusieurs versions de traction. La caisse est quasiment identique – la différence se trouve sur le toit.
| Version | Pantographe | Équipements de toiture | Circule sans caténaire |
|---|---|---|---|
| Mireo (électrique) | oui | plat, épuré | non |
| Mireo Plus B | oui | grands conteneurs de batteries | oui, sur batterie |
| Mireo Plus H | non | réservoirs d’hydrogène et pile à combustible | oui, à l’hydrogène |
On en tire un test en deux questions qui fonctionne pratiquement toujours : y a-t-il un pantographe ? Et y a-t-il en plus de grands conteneurs sur le toit ? Deux fois oui, c’est un train à batteries. Le Mireo Plus H n’a pas de pantographe, le Mireo purement électrique des séries 463 / 464 pas de conteneurs de batteries.
Regarder d’en haut, si possible
Sur tous les véhicules à traction alternative, l’information décisive se trouve sur le toit. Un point de vue sur une passerelle piétonne ou sur une partie de quai surélevée t’en apprendra plus que n’importe quel gros plan de la face avant.
Ce que tu peux observer en exploitation
Les véhicules à batteries rendent visible quelque chose qui reste d’ordinaire caché : la transition entre infrastructure électrifiée et non électrifiée.
Chercher le point de changement de système
C’est là que s’arrête la caténaire. Le train abaisse son pantographe – souvent en marche, parfois à l’arrêt. Une manœuvre qu’on ne voit sur presque aucun autre train régional.
Observer l’arrêt de recharge
Dans certaines gares, le train se recharge délibérément sous le fil de contact. Il stationne alors plus longtemps que nécessaire pour la montée et la descente des voyageurs.
Tendre l’oreille
Pas de moteur diesel, pas de panache d’échappement. Un train qui démarre électriquement sur une ligne sans caténaire est déjà en soi un signe distinctif.
Noter le numéro
Le numéro de véhicule à douze chiffres commence par 94 et identifie l’unité de façon univoque – important pour les petites séries de quelques véhicules.
L’article sur le numéro UIC explique en détail comment est construit ce numéro à douze chiffres et ce que signifient ses différents blocs. Pour aborder méthodiquement des véhicules inconnus, le guide pour identifier les séries t’aidera.
Suivre les nouvelles tractions en direct
Les observations de la communauté te montrent où les véhicules à batteries et à hydrogène sont actuellement en service.
Comment fonctionne une automotrice à batteries au quotidien
Le concept derrière le sigle BEMU est plus simple qu’il n’y paraît – et il explique pourquoi ces véhicules ont l’apparence qu’ils ont.
Sous caténaire, c’est une automotrice électrique normale. Le pantographe est au contact du fil, la traction tire sa puissance directement du réseau. Dans le même temps, une partie de l’énergie est dirigée vers les batteries de traction. Le train se recharge donc en marche, sans nécessiter de temps d’arrêt.
Sans caténaire, c’est la batterie qui fournit. Le pantographe est abaissé, la chaîne de traction reste la même. Du point de vue des voyageurs, rien ne change – pas de changement de moteur, pas de saut de bruit, pas de panache d’échappement.
Le freinage est électrique dès que possible. Au freinage, le moteur de traction fonctionne en générateur et renvoie de l’énergie. Sous caténaire, elle part dans le réseau ; sans caténaire, dans la batterie. Sur les lignes à arrêts rapprochés, cette part est considérable.
On en déduit les caractéristiques de construction que tu vois sur le véhicule : les batteries ont besoin de place et de refroidissement, c’est pourquoi elles se trouvent dans des conteneurs sur le toit plutôt que sous le plancher. Le pantographe reste indispensable, car sans fil de contact, il n’y a pas non plus de recharge.
Et on en déduit la logique d’exploitation : un BEMU ne remplace pas l’électrification, il comble des lacunes. Il est intéressant quand une section suffisamment longue est électrifiée et que la lacune entre les deux reste dans l’autonomie prévue. C’est pourquoi les zones d’engagement de ces véhicules ne doivent jamais rien au hasard – elles suivent l’infrastructure.
Engagements, parc et ce qui change
Pour les véhicules à traction alternative, une règle vaut plus que jamais : tout ce qui touche aux exploitants, aux réseaux et aux effectifs est susceptible de changer. Le transport régional fait l’objet d’appels d’offres, et chaque attribution peut modifier l’affectation des véhicules, leur détenteur et leur livrée. En outre, l’engagement dépend de l’infrastructure : sans infrastructure de recharge adaptée et sans ligne partiellement électrifiée, un BEMU n’a aucun sens.
Ce qui reste stable en revanche :
- La conception. Conteneurs de toiture et pantographe restent le signe distinctif, quelle que soit la couleur.
- Le numéro de véhicule. Il reste sur le véhicule, même quand l’exploitant ou les inscriptions changent.
- Le code de type 94. Même un train à batteries est une rame électrique dans le système UIC.
Pour savoir quels véhicules circulent réellement en ce moment, travaille avec les observations en direct et les données en temps réel plutôt qu’avec des listes par réseau, qui peuvent être dépassées après chaque changement de service.
Sécurité en bordure de quai
Les trains à traction électrique démarrent silencieusement et arrivent plus discrètement qu’on ne le pense. Respecte la distance de sécurité avec la bordure du quai et ne pénètre pas sur les voies. Les installations de caténaire sont sous haute tension – garder ses distances avec les poteaux, les consoles et le fil de contact est impératif.
Confusions fréquentes
C’est sans doute un Mireo Plus B si …
- un pantographe est présent
- de grands conteneurs se trouvent en plus sur le toit
- le train circule sur une section sans caténaire
- on ne perçoit ni bruit de diesel ni grilles de radiateur
Regarde de plus près si …
- tu ne peux pas voir le toit – vues d’en bas, toutes les versions du Mireo se ressemblent
- un autre constructeur livre un concept à batteries similaire
- le train stationne sous caténaire, pantographe levé
Ce n’est pas un Mireo Plus B si …
- il n’y a pas de pantographe – c’est alors la version à hydrogène qui entre en ligne de compte
- le toit est plat et sans conteneurs – c’est alors une automotrice purement électrique
- on entend un moteur diesel ou on voit des grilles de radiateur
Autre candidat réaliste : la série 557 (CAF Civity BEMU), même concept de traction, autre constructeur. Ici, c’est la forme de la tête qui tranche, pas le toit – car les deux ont des conteneurs de toiture.
Conclusion
Le Mireo Plus B est un véhicule qui s’identifie grâce à deux observations : pantographe présent, conteneurs de batteries sur le toit. Tout le reste – autonomie, réseau d’engagement, nombre d’exemplaires – dépend du projet et change avec les attributions et l’infrastructure. Si tu veux documenter proprement, note le numéro de véhicule et ne recopie pas des chiffres d’autonomie de seconde main.
En bref
Pantographe et conteneurs de toiture, circulation aussi sans caténaire : c’est le Mireo Plus B. Le pantographe le distingue de la version à hydrogène, les équipements de toiture de l’automotrice purement électrique.
Résumé
- Le Mireo Plus B est la version électrique à batteries de la plateforme Mireo de Siemens.
- Il combine la marche classique sous caténaire et la marche sur batterie sur les sections non électrifiées.
- On le reconnaît à la combinaison d’un pantographe et de grands équipements de toiture pour les batteries.
- Les lignes où circulent ces véhicules dépendent des appels d’offres et du taux d’électrification, et changent constamment.
Questions fréquentes
Qu’est-ce que le Siemens Mireo Plus B ?
Une automotrice électrique à batteries basée sur la plateforme Mireo de Siemens Mobility. Sous caténaire, elle circule comme une automotrice électrique normale et recharge ses batteries de traction ; sur les sections sans fil de contact, elle continue sur batterie. Sa vitesse maximale est de 160 km/h.
Que signifie le B dans la désignation de type ?
Il signifie batterie. Au sein de la famille Mireo, Siemens distingue plusieurs versions de traction : Plus B désigne le train à batteries, Plus H le train à pile à combustible à hydrogène. La caisse, le concept d’aménagement intérieur et la forme de la tête sont largement identiques sur toutes les versions – la différence se trouve sur le toit et dans la chaîne de traction.
Comment distinguer le Plus B du Plus H ?
Par le pantographe. Le train à batteries en a besoin pour circuler et se recharger sous caténaire – il en possède donc un. La version à hydrogène roule exclusivement sur sa propre réserve d’énergie et se passe de pantographe. Les deux ont des équipements de toiture, mais un seul des deux a un pantographe.
Comment distinguer le Plus B d’un Mireo normal ?
Par les équipements de toiture. Une automotrice purement électrique n’a pas besoin de batteries de traction et a donc un toit plus plat et plus épuré. Sur le Plus B, on y voit des conteneurs bien visibles. Un coup d’œil depuis un pont ou un point de vue surélevé rend la différence immédiatement évidente.
Quelle distance ce train peut-il parcourir sans caténaire ?
L’autonomie dépend de la taille des batteries, de la topographie, de l’horaire, de la température et de la charge, et elle est dimensionnée spécifiquement pour chaque projet. Il n’existe pas de kilométrage valable pour tous les véhicules de ce type – la seule affirmation sérieuse est que les concepts BEMU sont conçus pour combler les lacunes du réseau électrifié, pas pour se passer complètement de caténaire.
Le Mireo Plus B remplace-t-il les autorails diesel ?
C’est sa raison d’être. Les véhicules BEMU sont acquis là où les lignes ne sont que partiellement électrifiées et où circulaient jusqu’ici des autorails diesel. Si et quand un réseau donné est converti, c’est l’attribution concernée qui en décide – et cela change avec chaque contrat de service.
Pourquoi le numéro de véhicule commence-t-il par 94 ?
Parce que 94 est, dans le système de numérotation UIC à douze chiffres, le code de type des rames électriques. Il occupe les deux premières positions du numéro de véhicule. Les trains à batteries en font aussi partie, car leur chaîne de traction est électrique – la source d’énergie n’y change rien.
Où observer facilement un Mireo Plus B ?
Aux points de changement de système, c’est-à-dire là où une ligne électrifiée se prolonge par une section sans fil de contact. Le train y abaisse son pantographe – une manœuvre qu’on ne peut observer sur presque aucun autre type de véhicule du transport régional. Les lignes concernées changent avec les contrats de service.
Siemens Mireo Plus B : note ton observation
Date, lieu et numéro de véhicule saisis en quelques secondes – et visibles pour la communauté.
Séries apparentées
Siemens Mireo Plus H
Le Mireo Plus H est la variante hydrogène de la plateforme Mireo de Siemens : pile à combustible plus batterie, pas de pantographe, service sur lignes sans caténaire.
Automotrice élec.Série 463 / 464 de la DB (Siemens Mireo)
Les séries 463 et 464 sont les numéros allemands du Siemens Mireo – deux longueurs d’une famille moderne d’automotrices régionales. Voici comment les reconnaître.
Automotrice élec.Série 557 de la DB (CAF Civity BEMU)
Une automotrice avec pantographe qui circule sur une ligne sans caténaire : la série 557 de la famille CAF Civity est un train à batterie – et c’est exactement à cela que tu la reconnais.
Automotrice élec.NGT12 (Leipzig)
Le NGT12 est la longue rame articulée à plancher bas des Leipziger Verkehrsbetriebe. Il suffit de compter les modules – et le type est alors sans ambiguïté dans le parc de Leipzig.
Automotrice élec.NGT12G
Le NGT12G est une rame articulée à plancher bas de douze essieux, l’un des membres les plus longs de sa famille. Le nombre d’essieux dans le nom est la clé de l’identification.
Automotrice élec.NGT6D / MGT6D
NGT6D et MGT6D sont des tramways articulés à plancher bas à six essieux de la première génération. Le nombre d’essieux figurant dans le nom est aussi le critère d’identification le plus rapide sur le terrain.
Qui se cache derrière
Groupes, marques, constructeurs et exploitants – qui appartient à qui et comment les reconnaître sur le terrain.
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