Alstom Coradia iLINT

Le Coradia iLINT a été la première automotrice à hydrogène au monde en service commercial. Deux caisses, 140 km/h, pile à combustible au lieu d’un moteur diesel – et visuellement presque un LINT.

Également connu sous le nom de : iLINT · Train à hydrogène · Coradia iLint

AllemagneAllemagneLocomotives à vapeur & tractions spéciales9 min de lectureMis à jour le août 2026

140 km/h

vitesse maximale

2

caisses par unité

2018

premier service commercial au monde

L’essentiel en bref

  • L’iLINT est un LINT avec une autre motorisation : la caisse et l’intérieur viennent du Coradia LINT 54, mais des piles à combustible remplacent les moteurs diesel.
  • Le moyen le plus rapide de l’identifier : des superstructures de toit présentes, mais ni pantographe ni pot d’échappement – une combinaison qui n’existe chez aucune autre automotrice régionale.
  • 140 km/h et deux caisses en font un véhicule régional classique pour lignes non électrifiées.
  • En 2018, il a circulé comme premier train à hydrogène au monde en service commercial régulier – entre Buxtehude et Cuxhaven.
  • Son lieu d’utilisation évolue : réseaux, exploitants et effectifs dépendent des appels d’offres et de l’infrastructure de ravitaillement.
Sommaire
  1. 1.Qu’est-ce que le Coradia iLINT ?
  2. 2.Les trois coups d’œil qui suffisent à l’identifier
  3. 3.Où l’iLINT s’inscrit dans le réseau
  4. 4.Conseils photo pour le train à hydrogène
  5. 5.Pourquoi la motorisation compte pour les spotteurs
  6. 6.Confusions fréquentes
  7. 7.Conclusion

Fiche d’identité

Type de véhiculeSuccesseur à deux caisses de l’autorail diesel, à pile à combustible à hydrogène
ConstructeurAlstom, usine de Salzgitter
BaseCoradia LINT 54 – même famille de caisses, motorisation différente
MotorisationPile à combustible à hydrogène, combinée à des batteries lithium-ion
Vitesse maximale140 km/h
Première mondiale en service commercial2018 sur le réseau entre Buxtehude et Cuxhaven
Émissions du véhiculeVapeur d’eau – aucun rejet de gaz d’échappement en exploitation
Zones d’exploitationLignes régionales non électrifiées ; réseaux et parc évoluent

Signes distinctifs

Est-ce vraiment cette série que tu as devant toi ?

Coche ce qui correspond au véhicule que tu as sous les yeux.

  • Automotrice à deux caisses avec articulation au centre – plan et fenêtres comme sur le Coradia LINT
  • Superstructures de toit cubiques et voyantes au-dessus des extrémités : elles abritent les réservoirs d’hydrogène et les piles à combustible
  • Aucun pantographe sur le toit et aucun pot d’échappement – la différence la plus importante avec les automotrices diesel et électriques
  • Démarrage très silencieux, aucun bruit de moteur ni panache de gaz d’échappement
  • Souvent un habillage voyant mentionnant la propulsion à hydrogène
  • Utilisation sur des lignes régionales non électrifiées, jamais en grandes lignes

Mis à jour : août 2026 – Une automotrice régionale sans caténaire, sans pot d’échappement et pourtant avec des superstructures de toit voyantes : c’est l’Alstom Coradia iLINT, le premier train à hydrogène au monde en service commercial régulier. Cette page te montre comment le distinguer de son modèle jumeau diesel, ce que la motorisation change concrètement et à quoi faire attention en photo.

Nouvelle technologie de propulsion repérée ?

Les véhicules à hydrogène et à batterie se répandent vite – note quand et où tu as vu quel véhicule.

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Qu’est-ce que le Coradia iLINT ?

Le Coradia iLINT est une automotrice régionale à deux caisses à pile à combustible à hydrogène, construite par Alstom à l’usine de Salzgitter. Il repose sur le Coradia LINT 54, un autorail diesel très répandu pour lignes secondaires, dont il reprend la caisse, la disposition des portes et le concept d’aménagement intérieur. Ce qui a été remplacé, c’est la chaîne de traction : au lieu de moteurs diesel, des piles à combustible produisent, à partir d’hydrogène embarqué, de l’énergie électrique qui alimente les moteurs de traction avec l’appui de batteries lithium-ion.

La vitesse maximale est de 140 km/h – une valeur typique en trafic régional. En 2018, les premiers véhicules ont pris le service commercial sur le réseau des Eisenbahnen und Verkehrsbetriebe Elbe-Weser (evb) entre Buxtehude et Cuxhaven, faisant de l’iLINT le premier train à hydrogène au monde en exploitation commerciale. Où il circule exactement aujourd’hui – un temps par exemple à la Hessische Landesbahn (HLB) sur le réseau du Taunus – dépend des appels d’offres et de la disponibilité de stations de ravitaillement en hydrogène, et change en conséquence.

Les trois coups d’œil qui suffisent à l’identifier

Pour le classer, tu n’as pas besoin de connaissances de détail sur les piles à combustible. Trois observations suffisent, et toutes trois fonctionnent depuis le quai.

Regarder le toit

Des superstructures cubiques au-dessus des extrémités, mais aucun pantographe : c’est le critère central. Une automotrice électrique aurait un pantographe, un autorail purement diesel des parties de toit nettement plus plates.

Chercher le pot d’échappement

L’absence de tout tuyau d’échappement exclut une motorisation diesel. Combiné aux superstructures de toit, il ne reste pratiquement qu’un véhicule à pile à combustible ou à batterie.

Écouter le bruit au démarrage

L’iLINT démarre presque sans bruit. Si une automotrice accélère sur une ligne non électrifiée sans bruit de moteur, l’affaire est claire.

Si tu veux appliquer cette démarche à n’importe quel véhicule, le guide pour identifier les séries t’aide. S’il reste un doute, c’est le numéro de véhicule qui tranche – comment il est construit à l’échelle internationale et comment utiliser la clé de contrôle, l’article sur le numéro UIC l’explique.

L’exclusion la plus rapide : la ligne

Les véhicules à hydrogène circulent là où il n’y a pas de caténaire. Si un fil aérien surplombe la voie et que le train n’a pourtant pas de pantographe, un second regard s’impose particulièrement – c’est le cas classique d’un véhicule à propulsion alternative sur une relation partiellement électrifiée.

Où l’iLINT s’inscrit dans le réseau

Le véhicule répond à une question très concrète : que fait-on circuler sur des lignes où une caténaire n’est pas rentable, mais où un moteur diesel n’est plus souhaité ? Il se trouve ainsi en concurrence directe avec d’autres concepts de propulsion.

Concept de propulsion Besoin de caténaire Autonomie typique sans recharge Domaine d’utilisation
Automotrice électrique oui, en continu illimitée sous fil Grandes lignes, réseaux de S-Bahn
Autorail diesel non grande, une station-service suffit Lignes secondaires de tout type
Automotrice à batterie partiellement, pour la recharge limitée, selon le tronçon Lacunes entre tronçons électrifiés
Automotrice à hydrogène comme l’iLINT non grande, station de ravitaillement en hydrogène nécessaire Longues lignes non électrifiées

L’observation intéressante pour les spotteurs : sur les mêmes lignes apparaissent désormais des concepts concurrents. À côté de l’iLINT figurent le Siemens Mireo Plus H, un autre véhicule à hydrogène, et des concepts à batterie comme le Stadler RS ZERO. Historiquement, ce n’est d’ailleurs pas une idée nouvelle : déjà la série 515 circulait comme autorail à accumulateurs sans fil aérien à travers la République fédérale.

Vois quels véhicules sont signalés en ce moment

Pour les nouvelles motorisations en particulier, l’utilisation change vite – les observations de la communauté vont plus vite que toute liste.

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Conseils photo pour le train à hydrogène

L’iLINT a un avantage photographique que presque aucun véhicule moderne n’offre : il circule sur des lignes sans caténaire. Pas de poteaux, pas de fils, pas d’ombres traversant le toit.

Chercher un tracé dégagé

Sans fil aérien, les points de vue en hauteur et les images de paysage fonctionnent nettement mieux qu’avec des lignes électrifiées. Profites-en – de telles images sont difficilement réalisables avec des automotrices électriques.

Montrer la partie du toit

Les superstructures sont le véritable critère d’identification. Un point de vue légèrement surélevé ou une prise de vue depuis un pont les rend visibles, alors qu’elles restent souvent masquées depuis le quai.

Se préparer à des arrivées silencieuses

Comme aucun bruit de moteur n’annonce l’arrivée du train, on le rate plus facilement qu’un autorail diesel. Tiens l’appareil prêt plus tôt et regarde vers la ligne.

Documenter l’habillage

Beaucoup de véhicules portent une publicité ou des mentions sur la motorisation. Ces habillages changent – une image où ils restent entièrement lisibles gagne en valeur avec les années.

La technique de base – choix du point de vue, vitesse d’obturation, composition – est traitée dans le guide réussir tes photos de trains.

La sécurité prime sur l’idée de photo

Les zones de voie, les bords de quai au-delà du marquage et les emprises ferroviaires sont interdits – même sur des lignes secondaires d’apparence calme. Des véhicules silencieux rendent le risque plus grand, pas plus petit : un train à hydrogène ne s’annonce presque pas acoustiquement. Reste sur des surfaces accessibles au public et garde tes distances.

Pourquoi la motorisation compte pour les spotteurs

La technique de propulsion sonne comme un sujet d’ingénieur, mais elle a des conséquences très concrètes pour les observateurs. Qui sait comment un véhicule est propulsé peut prévoir où il apparaît et comment il se comporte.

La motorisation détermine le domaine d’utilisation

Une automotrice électrique est liée au fil aérien, un véhicule à hydrogène à une station de ravitaillement, un véhicule à batterie à une infrastructure de charge. La technique indique donc directement sur quelles lignes chercher.

La motorisation se révèle sur le toit

Pantographe, installations de refroidissement, superstructures de réservoir et tuyaux d’échappement sont visibles de l’extérieur. Qui sait lire le toit identifie les familles de véhicules plus vite qu’en se fiant à la forme de la face avant ou à la livrée.

La motorisation change la photographie

Sans caténaire, poteaux, fils et leurs ombres disparaissent. Les lignes desservies par des véhicules à propulsion alternative sont donc souvent plus généreuses en photo que les grandes lignes électrifiées.

La motorisation permet de situer les véhicules dans le temps

Les véhicules à hydrogène et à batterie sont une jeune génération. Là où ils apparaissent, il y avait auparavant des autorails diesel – et ce remplacement est justement en train de se produire.

Le dernier point est le plus intéressant. Le passage des autorails diesel aux motorisations alternatives est en cours et sera achevé dans quelques années. Qui documente aujourd’hui quel véhicule circule sur quelle ligne fixe une transition qui ne se reproduira pas de la même façon. C’est précisément pour cela qu’il vaut la peine, pour chaque observation, de noter proprement non seulement le numéro de véhicule, mais aussi la ligne et la date.

Confusions fréquentes

C’est sans doute l’iLINT si …

  • l’automotrice est à deux caisses et ressemble à un LINT
  • des superstructures cubiques se trouvent sur le toit
  • ni pantographe ni pot d’échappement ne sont présents
  • il démarre silencieusement sur une ligne non électrifiée

Regarde de plus près si …

  • tu ne peux pas voir le toit – difficile depuis le quai
  • le véhicule est entièrement habillé de publicité
  • plusieurs concepts de propulsion sont utilisés en parallèle sur la ligne

Ce n’est pas un iLINT si …

  • un pantographe se trouve sur le toit
  • un panache de gaz d’échappement devient visible au démarrage
  • le train a trois caisses ou plus

Conclusion

Le Coradia iLINT est l’un des rares véhicules dont on peut lire la motorisation de l’extérieur – à condition de savoir quoi chercher. Des superstructures de toit sans pantographe et sans pot d’échappement forment une combinaison qui n’existe nulle part ailleurs. Pour le reste, il reste une automotrice régionale tout à fait normale : deux caisses, 140 km/h, pour des lignes sans fil aérien. C’était précisément l’idée.

En bref

Deux caisses, forme LINT, caissons sur le toit, ni pantographe ni pot d’échappement : c’est l’iLINT. Les zones d’utilisation évoluent avec les appels d’offres et l’infrastructure de ravitaillement – vérifie avant ta sortie où circulent actuellement des véhicules à hydrogène.

Note les nouvelles générations de véhicules

Qui documente aujourd’hui où circule quelle motorisation aura dans quelques années une chronique qu’on ne trouve nulle part ailleurs.

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Résumé

  • Le Coradia iLINT est une automotrice régionale à deux caisses d’Alstom, qui tire son énergie de piles à combustible à hydrogène et de batteries tampon.
  • Visuellement, il est proche du Coradia LINT diesel ; on le distingue surtout par les superstructures de toit et l’absence de tuyau d’échappement.
  • Son domaine d’utilisation est celui des lignes régionales non électrifiées, où une caténaire ne serait pas rentable.
  • Le parc et les zones d’exploitation évoluent avec les appels d’offres et le développement des stations de ravitaillement en hydrogène – les observations récentes priment sur toute ancienne liste.

Questions fréquentes

Qu’est-ce que l’Alstom Coradia iLINT ?

Le Coradia iLINT est une automotrice régionale à deux caisses à pile à combustible à hydrogène d’Alstom, construite à l’usine de Salzgitter. Techniquement, il repose sur le Coradia LINT 54 diesel, mais remplace ses moteurs par des piles à combustible et des batteries. En exploitation, seule de la vapeur d’eau se dégage du véhicule.

Comment reconnaître à coup sûr un iLINT ?

Regarde le toit. L’iLINT a des superstructures cubiques au-dessus des extrémités, où se trouvent les réservoirs et les piles à combustible – mais ni pantographe ni pot d’échappement. Une automotrice électrique a un pantographe, un autorail diesel un tuyau d’échappement. Si les deux manquent et que des superstructures sont pourtant là, tu es face au véhicule à hydrogène.

À quelle vitesse roule le Coradia iLINT ?

Sa vitesse maximale est de 140 km/h. C’est la valeur habituelle pour les automotrices régionales sur lignes non électrifiées. Au quotidien, c’est de toute façon l’horaire avec ses arrêts qui détermine l’allure, pas la limite technique.

Depuis quand l’iLINT circule-t-il en service commercial ?

Depuis 2018. Les premiers véhicules ont alors pris le service sur le réseau entre Buxtehude et Cuxhaven – dans le monde, le premier trafic voyageurs régulier avec des trains à hydrogène. D’autres réseaux ont depuis été équipés, l’ampleur et les exploitants évoluant au gré des appels d’offres.

Quelle est la différence entre l’iLINT et le LINT ?

La différence se situe presque entièrement dans la motorisation. Le LINT est un autorail diesel avec des moteurs à combustion sous le plancher, l’iLINT utilise des piles à combustible et des batteries. Caisse, disposition des portes et intérieur sont étroitement apparentés, ce qui rend les deux faciles à confondre de loin.

Pourquoi construit-on des trains à hydrogène plutôt que d’électrifier ?

Sur des lignes secondaires à faible trafic, une caténaire est souvent peu rentable. Les véhicules à hydrogène et à batterie sont un moyen d’y circuler quand même sans moteur diesel. Quelle technique s’imposera reste ouvert – les véhicules à batterie et l’extension des caténaires existent comme alternatives.

Où puis-je photographier un iLINT ?

Sur les lignes régionales non électrifiées où il circule régulièrement. Le grand avantage par rapport aux lignes électrifiées : pas de caténaire, pas de poteaux, pas de fils aériens dans l’image. Quels réseaux sont actuellement desservis par des véhicules à hydrogène est à vérifier avant chaque sortie.

Entend-on la différence avec un autorail diesel ?

Nettement. Un autorail diesel devient bruyant au démarrage et rejette visiblement des gaz d’échappement. L’iLINT démarre très silencieusement – on entend surtout des bruits de roulement et les auxiliaires. Pour des prises de vue vidéo sur le quai, c’est une différence sensible.

Alstom Coradia iLINT : note ton observation

Date, lieu et numéro de véhicule saisis en quelques secondes – et visibles pour la communauté.

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Rédaction Traintrack

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