L’essentiel en bref
- M 700 C et ML 700 C désignent une famille de type, pas deux constructions totalement séparées – le préfixe marque une variante de construction dans le programme du constructeur.
- Le nombre représente la classe de puissance en ch, le C final trois essieux accouplés dans un châssis rigide.
- Chez les locomotives industrielles, les variantes sont la règle : les souhaits des clients, les rééquipements et les remotorisations créent des véhicules qui diffèrent malgré un nom de type identique.
- Le code UIC 98 classe ces locomotives comme locomotives diesel de manœuvre et de petite ligne, à la différence de 92 pour les locomotives diesel de ligne.
- Le détenteur, la peinture et le lieu changent souvent – pour l’identité, c’est la plaque constructeur qui compte, pas l’inscription.
Sommaire
- 1.Que se cache-t-il derrière M 700 C et ML 700 C ?
- 2.Pourquoi il existe tant de variantes chez les locomotives industrielles
- 3.Comment procéder face à une variante
- 4.Observation, photo et sécurité
- 5.Seconde vie : ce qui arrive aux locomotives d’usine après leur premier service
- 6.Confusions fréquentes
- 7.Conclusion
Fiche d’identité
| Type de véhicule | Locomotive diesel de manœuvre et d’usine |
|---|---|
| Constructeur | Krauss-Maffei, Munich |
| Clé du type | Nombre = puissance moteur en ch, lettre finale = disposition des essieux |
| Disposition des essieux | C – trois essieux accouplés dans un châssis rigide |
| Code UIC | 98 (locomotive diesel de manœuvre et de petite ligne) |
Signes distinctifs
Est-ce vraiment cette série que tu as devant toi ?
- Trois essieux dans un châssis rigide – aucun bogie sous la caisse
- Capot avant au-dessus du compartiment moteur, cabine avec vision périphérique pour le service de manœuvre
- La désignation de type sur la plaque constructeur se termine par C – trois essieux accouplés
- Grandes jalousies d’aération latérales sur le capot pour le radiateur et le compartiment moteur
- Marchepieds de manœuvre, rambarde de passerelle et poignées de manœuvre robustes à tous les angles
- Traces de transformation souvent visibles : nouvelle sortie d’échappement, cabine modifiée, plaques supplémentaires
Mis à jour : août 2026 – Deux noms de type, un genre de véhicule de base : la Krauss-Maffei M 700 C / ML 700 C représente quelque chose de tout à fait normal dans la construction de locomotives industrielles – une famille de type avec plusieurs variantes de construction. Cette page explique comment lire de telles doubles désignations, comment reconnaître les variantes et les transformations, et ce que cela signifie pour l’identification sur le terrain.
Locomotive d’usine rare aperçue ? Enregistre-la.
Pour les variantes de type, c’est l’image actuelle qui compte – note date, lieu et numéro de fabrication directement sur place.
Que se cache-t-il derrière M 700 C et ML 700 C ?
Les deux désignations représentent une locomotive diesel de manœuvre et d’usine à trois essieux issue du programme de types de Krauss-Maffei. Le nombre désigne la classe de puissance moteur en chevaux-vapeur, la lettre finale C la disposition des essieux : trois essieux accouplés dans un châssis rigide. Les lettres placées devant marquent le rattachement au sein du programme du constructeur. La construction de matériel roulant de Krauss-Maffei est passée à la fin des années 1990 à Siemens Mobility – les véhicules de l’ancien programme de locomotives industrielles portent donc la plaque d’un constructeur qui n’existe plus sous cette forme.
Les deux noms sont donc, au fond, le même concept de véhicule dans la même classe de taille. C’est précisément pour cela qu’ils figurent sur une même page : qui voit sur le terrain une telle locomotive ne peut en général pas déterminer la variante au premier coup d’œil – la construction de base, en revanche, oui. Dans le système de numérotation européen, tous ces véhicules portent le code de type 98 pour les locomotives diesel de manœuvre et de petite ligne.
Pourquoi il existe tant de variantes chez les locomotives industrielles
Les compagnies nationales commandaient des séries en lots avec un cahier des charges uniforme. Les entreprises industrielles commandaient des locomotives individuelles selon les besoins – et chaque entreprise avait des exigences différentes en matière de charge par essieu, d’empattement, de hauteur de cabine et d’équipement. Il en résulte un système qui diffère fondamentalement des séries des compagnies nationales.
| Caractéristique | Série de compagnie nationale | Série de type de locomotive industrielle |
|---|---|---|
| Désignation | numéro de série continu | nom de type composé de puissance et de disposition des essieux |
| Étendue de la série | souvent des dizaines à des centaines de véhicules | souvent de petites quantités, commandes individuelles |
| Uniformité | élevée, selon un cahier des charges fixe | faible, nombreuses variantes clients |
| Modifications en exploitation | programmes de transformation documentés | transformations individuelles par détenteur |
| Identité | numéro de véhicule | numéro de fabrication sur la plaque constructeur |
Pour toi, cela signifie : n’attends pas deux exemplaires identiques. Deux locomotives de la même série de type peuvent différer nettement par la forme du capot, la disposition des fenêtres et l’équipement, sans qu’aucune des deux ne soit « la bonne ».
Comment procéder face à une variante
D’abord la construction de base
Compter les essieux, vérifier le type de châssis : trois essieux dans un châssis rigide donnent C. Cela vaut de la même façon pour toutes les variantes de la série de type.
Ensuite la plaque constructeur
Fabricant, désignation de type, numéro de fabrication et année de construction y figurent ensemble. C’est le seul endroit où la variante est nommée de façon fiable.
Enfin les traces de transformation
Échappement, fenêtres de cabine, antennes radio, plaques supplémentaires : si quelque chose ne correspond pas à l’année de construction, c’est qu’il y a eu un rééquipement. Photographie-le aussi, ne l’omets pas.
Le même ordre fonctionne pour tous les véhicules de cette catégorie – par exemple la Krauss-Maffei ML 440 C, la MaK G 700 C ou la Henschel DHG 700 C. La systématique générale derrière tout cela est décrite dans le guide identifier les séries.
Les variantes ne sont pas une erreur dans tes notes
Si deux photos de la même série de type ont une allure différente, c’est en général correct et non une erreur d’identification. Note les deux avec le numéro de fabrication – ce n’est que la comparaison de plusieurs exemplaires qui rend les différences visibles.
Distinguer proprement les variantes
Numéro de fabrication plus photo par exemplaire – ainsi naît avec le temps un aperçu qui n’existe nulle part ailleurs.
Observation, photo et sécurité
Les locomotives de ce genre se trouvent là où des wagons sont déplacés : aux points de chargement, sur les voies de remise et aux entrées d’usine. Ce sont les zones les plus dangereuses de l’exploitation ferroviaire.
Zone de manœuvre signifie : pas de signal, pas de préavis
Lors des manœuvres, les véhicules sont déplacés sans préavis, souvent en poussant et sans dépendance de signal ; les wagons à l’arrêt peuvent se mettre en mouvement à tout moment. Les chemins de fer d’usine, de port et de raccordement sont en outre des terrains privés. Observe uniquement depuis des chemins publics, des ponts ou des quais.
En pratique, un emplacement avec vue dégagée sur l’entrée d’usine ou la voie de remise est efficace. Tu y obtiens la vue de côté nécessaire pour le nombre d’essieux et la variante de construction. Comme de tels véhicules sont rares et mal documentés, il est utile de signaler aussi chaque observation – comment cela fonctionne de façon structurée, le guide pour signaler une observation l’explique. Le guide pour observer une gare de triage fournit à ce sujet les stratégies d’emplacement adaptées.
Seconde vie : ce qui arrive aux locomotives d’usine après leur premier service
Une locomotive industrielle est rarement mise à la ferraille quand son premier exploitant s’en sépare. Le châssis tient des décennies, et le marché des locomotives de manœuvre d’occasion est stable. Il en résulte un parcours de vie typique, qui explique pourquoi des véhicules de la même série de type ont aujourd’hui une allure si différente.
- Vente à une entreprise plus petite. Ce qui est devenu trop petit pour une aciérie suffit encore longtemps pour une voie de raccordement.
- Location via un loueur de locomotives. Certaines machines changent de lieu d’affectation plusieurs fois par an sans changer de détenteur.
- Révision générale avec un nouveau moteur. La remotorisation prolonge nettement la durée d’exploitation et modifie visiblement le capot, l’échappement et la ventilation.
- Reprise par un chemin de fer de musée ou une association. Là, les véhicules sont souvent ramenés à un état antérieur – c’est aussi une transformation.
Pour la documentation, cela signifie : une observation sans date est chez ces véhicules presque sans valeur. Ce n’est que l’indication temporelle qui fait d’une observation une étape dans la vie d’une machine. Si tu revois la même locomotive des années plus tard, la comparaison de tes propres photos en dit plus sur son histoire que n’importe quelle description de type.
Photographie aussi ce qui semble banal
Inscriptions, sigle du détenteur, dates de révision et plaques supplémentaires paraissent ennuyeux, mais ce sont exactement les détails qui datent un état. Une photo détaillée supplémentaire te coûte deux secondes et sauve plus tard la moitié de l’observation.
Confusions fréquentes
C’est en faveur de cette famille de type si…
- trois essieux circulent dans un châssis rigide
- la plaque constructeur mentionne Krauss-Maffei et une désignation de type avec C
- la caisse se compose d’un capot avant et d’une cabine de manœuvre
- le véhicule se trouve en exploitation d’usine ou de raccordement
Regarde de plus près si…
- des détails comme la forme du capot ou la disposition des fenêtres diffèrent des photos d’autres exemplaires
- des traces de transformation sont visibles et plusieurs plaques ont été apposées
- la locomotive est fraîchement repeinte et ne montre aucune indication de fabricant
Cela n’en fait pas partie si…
- la locomotive roule sur deux bogies au lieu d’un châssis rigide
- la plaque constructeur mentionne un autre fabricant
- le numéro de véhicule commence par 92 – ce qui indique une locomotive diesel de ligne
Conclusion
La double désignation M 700 C / ML 700 C n’est pas un cas particulier, mais typique de la construction de locomotives industrielles : une construction de base, plusieurs exécutions, de nombreuses transformations individuelles. Qui le sait détermine d’abord le genre de construction – trois essieux, châssis rigide, équipement de manœuvre – et clarifie ensuite la variante via la plaque constructeur. L’observation reste ainsi correcte même quand deux exemplaires ont une allure différente.
Concrètement, cela signifie : note plutôt « locomotive d’usine à trois essieux, famille de type M 700 C / ML 700 C, numéro de fabrication XY » qu’une indication de variante apparemment exacte que tu ne peux pas prouver. L’indication de la construction se détermine avec certitude sur le terrain, le classement de la variante souvent pas. Qui respecte cette limite produit des observations que d’autres peuvent aussi vérifier – et c’est, pour une catégorie de véhicules sans base de données publique, le véritable critère de qualité.
En bref
D’abord la construction de base, ensuite la plaque constructeur, ensuite les traces de transformation. Deux noms de type sur une même page signifient des variantes de la même famille – pas une contradiction, mais le cas normal chez les locomotives d’usine.
Résumé
- Krauss-Maffei a proposé des locomotives de manœuvre à trois essieux en plusieurs variantes de construction, qui différaient par la chaîne cinématique et l’équipement.
- Deux noms de type sur une même page signifient le plus souvent : même construction de base, exécution différente.
- Pour l’identification sur le terrain comptent le nombre d’essieux, le type de châssis et la plaque constructeur – tu ne distingues les variantes qu’en second lieu.
- Les transformations et remotorisations sont le quotidien des locomotives industrielles ; une photo actuelle en dit donc plus qu’une ancienne description de type.
Questions fréquentes
Pourquoi M 700 C et ML 700 C figurent-elles ensemble ?
Parce que les deux désignations appartiennent à la même famille de type dans le programme Krauss-Maffei. La taille de base est identique – même classe de puissance, même disposition des essieux avec trois essieux accouplés. Le préfixe marque une variante de construction du fabricant, qui se traduit par des détails d’exécution, pas par un véhicule totalement différent.
Que signifie le C dans la désignation de type ?
La lettre majuscule finale décrit la disposition des essieux. C représente trois essieux moteurs accouplés dans un châssis rigide. B serait deux essieux, D quatre, et deux lettres comme BB représenteraient deux groupes moteurs séparés à deux essieux, en général des bogies.
Comment reconnaître les transformations sur une locomotive d’usine ?
À des détails qui ne correspondent pas à l’année de construction d’origine : un système d’échappement moderne sur un vieux capot, de nouveaux cadres de fenêtres dans la cabine, des antennes radio de manœuvre rajoutées ou des plaques supplémentaires d’entreprises de transformation. Chez les locomotives industrielles, de telles interventions sont la règle, car une révision générale est presque toujours rentable.
Pourquoi les locomotives de manœuvre portent-elles le code UIC 98 ?
Le numéro de véhicule européen à douze chiffres commence, pour les engins moteurs, par un code de type. 98 désigne les locomotives diesel de manœuvre et de petite ligne, 92 les locomotives diesel de ligne. Ce qui compte, c’est l’usage et l’immatriculation du véhicule, pas son âge ni sa forme extérieure.
Où rencontre-t-on de telles locomotives ?
Sur les chemins de fer d’usine, de port et de raccordement ainsi qu’auprès des chemins de fer de musée et associatifs qui reprennent des locomotives industrielles réformées. Ces sites sont presque toujours des terrains privés. Le détenteur et les lieux changent en outre régulièrement, car les locomotives de manœuvre d’occasion sont vendues et louées.
Comment distinguer les variantes d’une même série de type ?
D’abord via la plaque constructeur, ensuite via des détails visibles : forme et hauteur du capot, position des jalousies d’aération, disposition des fenêtres de cabine. Comme les clients commandaient leurs locomotives individuellement, il existe presque toujours plusieurs exécutions au sein d’une même série de type – une seule caractéristique suffit rarement.
Qu’est-ce qui est important dans la documentation de telles locomotives ?
La date, le lieu, le numéro de fabrication et une photo de la vue de côté. Comme la peinture et l’inscription changent, une observation datée a plus de valeur qu’une indication de type sans repère temporel. Ajoute si possible une photo détaillée des inscriptions – on peut en déduire le détenteur au moment de l’observation.
A-t-on le droit de photographier de telles locomotives sur le site d’usine ?
Les chemins de fer d’usine, de port et de raccordement sont des terrains privés ; y photographier n’est autorisé qu’avec l’accord de l’exploitant, et l’accès aux zones de voie est en principe interdit. Depuis le chemin public, la situation est différente, mais dépend toujours du cas particulier – en cas de doute, demande d’abord.
Krauss-Maffei M 700 C / ML 700 C : note ton observation
Date, lieu et numéro de véhicule saisis en quelques secondes – et visibles pour la communauté.
Séries apparentées
Krauss-Maffei ML 440 C
La Krauss-Maffei ML 440 C est une locomotive diesel de manœuvre à trois essieux. Qui sait lire le numéro de véhicule à douze chiffres classe ce genre de locomotive en quelques secondes.
LocotracteurMaK G 700 C
La MaK G 700 C est une locomotive de manœuvre à trois essieux venue de Kiel. Pour les types de constructeur, la question de l’écartement mérite toujours d’être posée.
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La Gmeinder D 100 BB est une lourde locomotive industrielle à quatre essieux venue de Mosbach. Des bogies au lieu de bielles et le 98 dans le numéro la situent sans ambiguïté.
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Qui se cache derrière
Groupes, marques, constructeurs et exploitants – qui appartient à qui et comment les reconnaître sur le terrain.
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