L’essentiel en bref
- La 225 n’est pas une série construite à neuf : elle est issue de locomotives de la série 215 dont le chauffage des trains a été supprimé.
- Pas de chauffage des trains = locomotive fret. C’est exactement ce qu’exprime le nouveau numéro de série, sans que le véhicule change beaucoup d’aspect.
- Visuellement, elle appartient à la famille V 160 : quatre essieux, caisse fermée, cabine à chaque extrémité, radiateurs en toiture.
- Le numéro est le seul critère sûr face à la 215 et à la 218 – forme de caisse et disposition des essieux sont identiques.
- Détenteurs et affectations changent sans cesse : beaucoup de machines appartiennent aujourd’hui à des entreprises de travaux et à des opérateurs de fret privés.
Sommaire
Fiche d’identité
| Type de véhicule | Locomotive diesel de ligne pour le fret |
|---|---|
| Origine | Renumérotation de locomotives de la série 215 sans chauffage des trains |
| Disposition des essieux | B'B' (deux bogies à deux essieux) |
| Transmission | diesel-hydraulique |
| Vitesse maximale | 140 km/h |
| Chauffage des trains | absent – locomotive exclusivement fret |
| Statut | retirée chez DB Cargo ; machines chez des détenteurs privés et des entreprises de travaux |
Signes distinctifs
Est-ce vraiment cette série que tu as devant toi ?
- Quatre essieux sur deux bogies, caisse de la famille V 160
- Cabine de conduite à chaque extrémité, compartiment machines continu sans capots
- Échappement et radiateurs en toiture
- Numéro de véhicule commençant par 225
- Presque toujours en tête de trains de fret, de travaux ou de desserte, pas devant des voitures voyageurs
Mis à jour : août 2026 – La série 225 illustre bien le fait qu’un numéro de série allemand ne décrit pas seulement le type de construction, mais aussi l’usage auquel un véhicule est destiné. Visuellement, elle appartient à la célèbre famille V 160 ; en exploitation, c’est une locomotive exclusivement fret. Cette page explique comment on en est arrivé là et à quoi tu la reconnais.
Une 225 en tête d’un train de fret ?
Note le numéro, le détenteur et la date dans Traintrack – ça vaut particulièrement le coup pour les machines de détenteurs privés.
Qu’est-ce que la série 225 ?
La série 225 est une locomotive diesel-hydraulique de ligne à quatre essieux pour le fret, issue de machines de la série 215 dont le chauffage des trains a été supprimé. Disposition des essieux B’B’, vitesse maximale de 140 km/h, caisse fermée avec cabine de conduite à chaque extrémité.
Cette étape s’expliquait uniquement par l’exploitation : des locomotives qui ne tractaient plus que des trains de fret n’avaient pas besoin d’installation de chauffage. Sans elle, elles sont plus légères, plus simples à entretenir – et ne sont justement plus des locomotives voyageurs. Le système de numérotation traduit ce changement d’usage par un numéro distinct.
Comment la numérotation allemande traduit les transformations
Si tu te contentes de comparer des véhicules, tu ne comprendras pas la 225. Il faut connaître la logique des numéros.
Depuis 1968, le chemin de fer allemand utilise des numéros de série à trois chiffres. La plage 200 à 299 est réservée aux locomotives diesel : les locomotives de ligne occupent les groupes inférieurs, tandis que les locotracteurs et les petites locomotives de manœuvre se situent plus haut. Dans ce cadre, un nouveau numéro n’est pas attribué seulement à de nouveaux types de construction, mais aussi lorsqu’un élément déterminant pour l’emploi change sur des véhicules existants :
- Chauffage des trains supprimé – la 215 devient la 225.
- Nouveau moteur installé – la 219 devient la 229, la 232 donne les 233 et 241.
- Vitesse autorisée modifiée – cela peut aussi justifier une nouvelle série.
Sur le terrain, cela signifie pour toi : le numéro en dit plus sur le véhicule que son aspect. Deux locomotives identiques de l’extérieur peuvent appartenir à des séries différentes et, inversement, des véhicules d’une même série peuvent nettement différer dans le détail, par exemple par un système de contrôle de la marche des trains ajouté après coup, un éclairage frontal modifié ou des tampons et des châssis de versions différentes. Comment trouver rapidement les numéros de véhicule et les lire correctement, le guide pour identifier les séries te l’explique.
Le contexte historique en fait partie : la Deutsche Bundesbahn, dont est issue en 1994 la Deutsche Bahn AG, désignait jusqu’en 1968 ses locomotives diesel par un V suivi d’un nombre indiquant grossièrement la classe de puissance – V 60, V 100, V 160, V 200. En 1968, elle est passée au schéma à trois chiffres toujours en vigueur aujourd’hui. Les véhicules apparus seulement après ce changement portent donc dès l’origine une désignation purement numérique, alors que les séries plus anciennes ont deux noms. La 225 appartient à la deuxième génération de cette systématique : elle n’a jamais circulé sous une désignation en V, elle est le résultat d’une réorganisation ultérieure liée à l’exploitation.
Comment identifier une 225 sur le terrain
Déterminer la famille
Quatre essieux sur deux bogies, caisse continue, cabine à chaque extrémité, radiateurs en toiture : c’est la famille V 160.
Regarder la composition
Si un train de fret, de travaux ou de desserte est attelé derrière, cela plaide pour une variante sans chauffage. Un indice, pas une preuve.
Lire le numéro
C’est le seul moyen de trancher avec certitude entre 225, 215 et 218. La face avant, la paroi latérale et l’inscription UIC l’indiquent.
Noter le marquage du détenteur
Chez les propriétaires privés, il révèle qui exploite actuellement la machine – souvent plus parlant que la livrée.
Astuce pratique : la composition comme premier filtre
Si tu vois une locomotive de la famille V 160 devant des wagons-citernes, des wagons à ballast ou un train de travaux, la probabilité d’une variante sans chauffage est nettement plus élevée. Cela ne remplace pas le numéro, mais te fait gagner du temps pour trier de grandes séries de photos.
Collectionne méthodiquement les séries fret
Chaque observation documentée enrichit ta vue d’ensemble sur les machines en service et leurs lieux d’engagement.
Sa place dans l’exploitation ferroviaire
Une locomotive diesel fret évolue dans d’autres espaces qu’une locomotive voyageurs. C’est ce qui détermine où tu as une chance de la voir.
| Lieu | Chances | Pourquoi |
|---|---|---|
| Gares de triage et gares de marchandises | élevées | Dessertes, formation des trains, stationnements – bien visibles depuis les abords publics |
| Embranchements particuliers et zones industrielles | moyennes | Les dessertes circulent irrégulièrement, souvent le matin |
| Zones de travaux avec trains de travaux | moyennes | Les détenteurs privés engagent la série en tête de trains de travaux |
| Gares voyageurs sans fret | faibles | Sans chauffage des trains, pas de service voyageurs régulier |
| Lignes purement électriques sans trafic diesel | très faibles | Les charges y sont remorquées en traction électrique |
Les gares de triage sont le terrain d’observation le plus productif pour ce type de véhicule – le guide du spotting en gare de triage décrit comment y spotter intelligemment et dans les règles.
Uniquement depuis des endroits publics
Les installations de voies, zones de manœuvre, dépôts et faisceaux de garage sont des emprises ferroviaires ou des terrains privés et il est interdit d’y pénétrer. On observe et on photographie exclusivement depuis les quais, les chemins publics, les ponts et les routes. Dans les zones de manœuvre, les véhicules se déplacent souvent sans prévenir et en silence – ce n’est pas un risque théorique.
Ce qui change et ce qui ne change pas
Pour la 225, une réserve fait partie intégrante de la description : détenteur, livrée et zone d’engagement évoluent. Les machines réformées passent à des entreprises de travaux, à des opérateurs de fret privés et à des loueurs de locomotives. Marquages, couleurs et zones d’engagement changent donc souvent d’une année sur l’autre.
Dans le détail aussi, un examen attentif s’impose. La forme du châssis et de la traverse de tamponnement, la disposition des mains courantes, les antennes de contrôle de la marche des trains et de radio ajoutées sur le toit ainsi que les marchepieds de manœuvre supplémentaires distinguent souvent les véhicules individuels plus nettement que leur appartenance à une série ne le laisserait penser. Ces rééquipements se font véhicule par véhicule et s’étalent sur des années – deux machines de la même série n’ont donc pas forcément le même aspect. Pour l’identification, cela signifie : des détails divergents ne sont pas un argument contre l’attribution à une série, ils sont normaux.
Les caractéristiques techniques de base restent en revanche constantes : disposition des essieux, forme de caisse, mode de transmission et absence de chauffage des trains. Fonde donc ton identification sur ces caractéristiques, pas sur la couleur. Et documente chaque observation avec la date – c’est la seule façon de savoir plus tard dans quel état et chez quel détenteur tu as rencontré la machine. Le guide du carnet d’observations montre comment t’organiser.
Pour faire la distinction au sein de la famille, la comparaison directe avec la très répandue série 218 et avec la forme d’origine, la série 216, t’aidera.
Confusions fréquentes
C’est sans doute une 225 si …
- le numéro de véhicule commence par 225
- la locomotive appartient à la famille V 160 et se trouve en tête d’un train de fret ou de travaux
- aucun raccord ni voyant du chauffage des trains n’est visible
Regarde de plus près si …
- tu ne peux pas lire le numéro – la 215 et la 218 entrent alors tout autant en ligne de compte
- la machine circule dans une livrée d’opérateur privé sans indication de série visible
- elle circule haut-le-pied et aucune composition n’aide au classement
Ce n’est pas une 225 si …
- tu comptes six essieux
- la locomotive a une cabine centrale avec un capot long et un capot court
- le numéro commence par 218, 232, 261 ou 265
Conclusion
La série 225 est moins un véhicule à part entière qu’une décision d’exploitation qui a reçu son propre numéro. Une fois que tu as compris cela, tu lis les numéros de série allemands autrement : non pas comme une plaque de type, mais comme une indication sur l’emploi autorisé. Sur le terrain, la règle simple reste valable – la famille par le nombre d’essieux et la forme de caisse, la série par le numéro, le détenteur par son marquage.
En bref
Conception V 160 à quatre essieux sans chauffage des trains, destinée aux trains de fret : c’est la 225. Visuellement impossible à distinguer des 215 et 218 – le numéro tranche. Détenteur et zone d’engagement changent sans cesse, alors vérifie la situation actuelle.
Résumé
- La série 225 montre de façon exemplaire comment le système de numérotation allemand traduit une modification d’équipement par un nouveau numéro.
- Techniquement, c’est une 215 sans chauffage des trains – conçue pour le fret lourd sur les lignes non électrifiées.
- Sur le terrain, l’identification passe d’abord par la famille, puis par le numéro ; la composition du train ne fournit qu’un indice.
- Le parc actuel se trouve surtout chez des détenteurs privés et évolue en permanence.
Questions fréquentes
Qu’est-ce que la série 225 ?
Une locomotive diesel-hydraulique de ligne à quatre essieux pour le fret. Elle est issue de machines de la série 215 dont le chauffage des trains a été supprimé, parce qu’elles ne circulaient plus qu’en tête de trains de fret. Disposition des essieux, forme de caisse et vitesse maximale sont restées identiques – ce qui a changé, c’est l’usage, et donc le numéro de série.
Comment distinguer la 225 de la 218 ?
De l’extérieur, presque pas. Les deux appartiennent à la famille V 160, avec disposition d’essieux B'B' et caisse fermée. La différence tient au chauffage des trains : la 218 dispose d’un générateur de chauffage pour les trains de voyageurs, la 225 n’a aucun chauffage des trains. Sur le terrain, c’est le numéro de véhicule qui tranche, complété par l’indice de ce qui est attelé derrière la locomotive.
Pourquoi une locomotive reçoit-elle un nouveau numéro de série alors que seul le chauffage change ?
Parce que la numérotation allemande des séries ne reflète pas seulement le type de construction, mais aussi les possibilités d’emploi. Un véhicule sans chauffage des trains ne peut pas assurer de trains de voyageurs et il est donc rangé dans une série à part. Ainsi, le numéro suffit à lui seul pour savoir à quoi une locomotive peut être employée.
Où voit-on la série 225 aujourd’hui ?
Surtout chez des opérateurs de fret privés, chez des entreprises de travaux ferroviaires et en tête de trains de travaux. Chez DB Cargo, elle ne joue plus aucun rôle. Quel détenteur engage quelle machine évolue au gré des contrats et des ventes – vérifie la situation actuelle grâce aux signalements d’observations plutôt que dans des listes anciennes.
Que signifie diesel-hydraulique ?
La puissance du moteur est transmise aux essieux par une transmission hydraulique à convertisseur, et non par une génératrice et des moteurs de traction électriques. C’était la solution standard de la Deutsche Bundesbahn pour ses locomotives diesel de ligne. Les modèles à six essieux issus du parc de la Deutsche Reichsbahn fonctionnent en revanche en diesel-électrique.
Comment savoir quelle 225 précise se trouve devant moi ?
Grâce au numéro de véhicule complet, sur la face avant et sur la paroi latérale. Sur les machines admises aujourd’hui à circuler s’ajoute le numéro UIC à douze chiffres avec code pays et marquage du détenteur. Chez les détenteurs privés en particulier, ce marquage est le moyen le plus rapide d’identifier le propriétaire actuel, car les livrées changent.
La 225 a-t-elle une vitesse maximale différente de la 215 ?
Non, la conception pour 140 km/h a été conservée. En fret, cette vitesse est de toute façon rarement atteinte, car les rames de wagons et les autorisations de ligne imposent des valeurs plus basses. Cette réserve reste pourtant utile en pratique : elle permet des transferts et des remplacements sans conflit de sillon.
La série 225 tracte-t-elle aussi des trains de voyageurs ?
Pas en service régulier, faute de chauffage des trains. Pour des trains spéciaux avec des voitures non chauffées ou alimentées de façon autonome, un engagement est envisageable, mais il reste l’exception. Pour les trains de voyageurs, on recourt en pratique à des séries équipées du chauffage électrique des trains.
Série 225 de la DB : note ton observation
Date, lieu et numéro de véhicule saisis en quelques secondes – et visibles pour la communauté.
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