L’essentiel en bref
- La Henschel E 1200 est une locomotive d’usine et industrielle, pas une machine de ligne d’une compagnie ferroviaire nationale.
- Le code de type porte l’information : la lettre indique le mode de propulsion, le nombre la classe de puissance en ch.
- Le code de type 97 désigne les locomotives électriques de manœuvre et de service – contrairement au 98 pour les locotracteurs diesel et petites locomotives.
- C’est la plaque de fabrication qui compte, pas un numéro de série : le type et le numéro de fabrication identifient sans ambiguïté les véhicules industriels.
- Les détenteurs et les lieux changent constamment – toute indication à ce sujet n’est qu’un instantané.
Sommaire
- 1.Qu’est-ce que la Henschel E 1200 ?
- 2.Lire le code de type Henschel
- 3.Code de type 97 contre 98 : la ligne de partage décisive
- 4.Comment identifier une locomotive électrique d’usine sur le terrain
- 5.Pourquoi les indications de détenteur et de lieu se périment si vite
- 6.Classer les véhicules industriels sans deviner
- 7.Confusions fréquentes
- 8.Conclusion
Fiche d’identité
| Type de véhicule | Locomotive électrique pour chemins de fer d’usine, de sidérurgie et embranchements |
|---|---|
| Code de type (UIC) | 97 – locomotive électrique de manœuvre ou de service |
| Constructeur | Henschel, usine de locomotives de Kassel |
| Code de type du constructeur | Lettre pour le mode de propulsion, nombre pour la classe de puissance en ch |
| Mode de propulsion selon la désignation | Électrique – captage du courant par la caténaire ou le rail d’alimentation du chemin de fer d’usine |
| Environnement typique | Chemins de fer industriels et d’usine, sites sidérurgiques, embranchements |
| Détenteurs | Changent souvent – entreprises industrielles, prestataires et collectionneurs |
Signes distinctifs
Est-ce vraiment cette série que tu as devant toi ?
- Pantographe sur le toit, avec une silhouette marquée de locomotive de manœuvre
- Caisse compacte avec cabine et un ou deux capots
- Tabliers, marchepieds de manœuvre et poignées tout autour du véhicule
- Plaque du constructeur avec désignation de type et numéro de fabrication, au lieu d’un numéro de série classique
- Présente sur les chemins de fer d’usine, de sidérurgie et les embranchements, pas en service de ligne
- Livrée le plus souvent aux couleurs de l’entreprise détentrice, pas selon les schémas d’une administration ferroviaire
Mis à jour : août 2026 – Toutes les locomotives n’appartiennent pas à une compagnie ferroviaire nationale. Une part considérable du parc allemand a circulé et circule encore dans des entreprises industrielles – et n’est pas désignée par des numéros de série, mais par des types du constructeur. La Henschel E 1200 est l’un de ces véhicules : une locomotive électrique du programme industriel de l’usine de locomotives de Kassel. Cette page explique ce que dit le code de type et comment classer ces véhicules sur le terrain.
Locomotive industrielle repérée ? Note le numéro de fabrication.
Pour les locomotives d’usine, la plaque de fabrication est la seule identification durable – avec Traintrack, elle est documentée en quelques secondes.
Qu’est-ce que la Henschel E 1200 ?
La Henschel E 1200 est une locomotive électrique issue du programme de locomotives industrielles du constructeur Henschel à Kassel. Les véhicules de ce genre ont été construits pour les chemins de fer d’usine, de sidérurgie et les embranchements – c’est-à-dire pour des entreprises disposant de leur propre réseau de voies, de leur propre caténaire et d’une mission bien définie, toujours la même. Ce niveau est aujourd’hui pris en charge par des prestataires comme les AnschlussBahnProfis, qui organisent l’exploitation ferroviaire derrière les grilles de l’usine.
Contrairement aux véhicules des compagnies nationales, le point de départ n’est pas une série, mais une désignation de type du constructeur. Elle décrit la construction, pas l’appartenance à un parc d’exploitation. C’est pourquoi le même type peut apparaître chez plusieurs exploitants, dans des versions, des livrées et avec des numéros d’exploitation différents.
Lire le code de type Henschel
La systématique des locomotives industrielles Henschel est agréablement cohérente : la ou les lettres indiquent le mode de propulsion, le nombre la classe de puissance en ch. Des lettres complémentaires à la fin décrivent souvent le train de roulement.
| Abréviation | Signification | Type d’exemple |
|---|---|---|
| E | Transmission électrique alimentée par la caténaire | Henschel E 1200 |
| DH | Transmission diesel-hydraulique | Henschel DH 500 Ca |
| DHG | Diesel-hydraulique avec transmission par arbres à cardan | Henschel DHG 1200 BB |
| DE | Transmission diesel-électrique | Henschel DE 500 C |
| B / C / BB | Nombre et disposition des essieux du train de roulement | B = deux, C = trois, BB = deux groupes de deux essieux |
On peut ainsi traduire grosso modo n’importe quelle désignation de type avant même d’ouvrir une fiche technique. La comparaison avec la Henschel DHG 1200 BB, au nom similaire, illustre le principe : même classe de puissance, mode de propulsion complètement différent – et donc un autre code de type UIC.
Code de type 97 contre 98 : la ligne de partage décisive
Le numéro de véhicule UIC à douze chiffres commence par deux chiffres qui indiquent le type. Pour les véhicules de manœuvre et d’usine, deux valeurs sont pertinentes :
- 97 – locomotive électrique de manœuvre ou de service. A besoin d’une caténaire ou d’un rail d’alimentation.
- 98 – locotracteur diesel ou petite locomotive. Fonctionne indépendamment de l’alimentation électrique de la voie.
C’est précisément de là que découle la différence pratique en exploitation. Une locomotive électrique d’usine est liée à son réseau électrifié et donc avantagée partout où les gaz d’échappement dérangent ou là où l’itinéraire est fixe. Mais dès que s’ajoutent des embranchements, des voies de chargement ou des accès aux ateliers sans caténaire, l’exploitation a besoin en plus de véhicules diesel – par exemple de la famille de la Henschel DE 500 C. Où se trouve le chiffre de type dans le numéro de véhicule complet, le guide pour lire le numéro UIC l’explique.
Recenser les locomotives d’usine de façon systématique
Type, numéro de fabrication, détenteur, date – dans Traintrack, tu gardes une vue d’ensemble sur les véhicules industriels.
Comment identifier une locomotive électrique d’usine sur le terrain
Vérifier le toit
Un pantographe est présent ? Il s’agit alors d’une machine électrique, et tous les locotracteurs diesel sont exclus. S’il n’y a en plus ni échappement ni persiennes de radiateur, l’affaire est claire.
Classer la silhouette
Caisse compacte, cabine avec vue panoramique, tabliers et marchepieds de manœuvre : c’est une locomotive de manœuvre, pas de ligne.
Chercher la plaque de fabrication
Le constructeur, la désignation de type et le numéro de fabrication figurent le plus souvent sur le châssis ou la cabine. Pour les véhicules industriels, c’est leur véritable identité.
Noter séparément le numéro d’exploitation
Le numéro du détenteur change à chaque changement de propriétaire. Note-le en plus, mais fie-toi au numéro de fabrication pour l’identification.
Comment progresser pas à pas face à des véhicules totalement inconnus, le guide pour identifier les séries le décrit.
Les chemins de fer d’usine sont des terrains privés – sans exception
Les chemins de fer de sidérurgie, d’usine et les embranchements se trouvent sur des terrains d’entreprise. L’accès est interdit, même si aucune clôture n’est visible. Les véhicules y sont déplacés sans prévenir, souvent sans la signalisation du réseau public et avec des rames de manœuvre poussées. On photographie uniquement depuis des espaces accessibles au public. L’article sur les distances de sécurité près des voies résume les règles de base.
Pourquoi les indications de détenteur et de lieu se périment si vite
Les locomotives industrielles ne suivent pas un horaire, mais la situation économique de leur entreprise. Elles sont vendues avec une usine, louées à des prestataires, garées lors de réorganisations ou reprises par des collectionneurs. Un véhicule resté des années sur le même site de chargement peut, après une fermeture, se retrouver à des centaines de kilomètres en quelques semaines.
Pour la documentation, cela signifie :
- La date est obligatoire. Sans date, une indication de lieu ne vaut rien.
- Le numéro de fabrication l’emporte sur le numéro d’exploitation. Les numéros d’exploitation sont réattribués, les numéros de fabrication non.
- Photographier aussi la livrée. Elle révèle le détenteur au moment de l’observation – et change avec lui.
- Ne pas recopier de listes. Les listes d’effectifs de véhicules industriels trouvées sur Internet datent souvent de plusieurs années.
Comment consigner ces indications de manière structurée et exploitable, plutôt que de les perdre dans un flot d’images, le guide sur le carnet d’observations te le montre.
Classer les véhicules industriels sans deviner
Pour les locomotives d’usine, il manque les outils que l’on connaît du réseau public. Il n’y a ni horaire, ni plans de roulement, et souvent pas non plus de liste de véhicules consultable publiquement. Une méthode bien établie n’en est que plus importante.
En pratique, cet ordre a fait ses preuves : d’abord clarifier le mode de propulsion grâce au toit et aux capots. Ensuite, déterminer le nombre d’essieux et le type de train de roulement – deux essieux dans un châssis rigide, trois essieux dans un châssis rigide ou deux bogies. Puis chercher la plaque de fabrication et, si elle existe, noter le numéro de véhicule à douze chiffres. Ce n’est qu’ensuite qu’il vaut la peine d’essayer d’attribuer un type du constructeur.
La dernière étape est volontairement la dernière, car les locomotives industrielles ont souvent été adaptées à la demande du client. Deux machines du même type de base peuvent avoir des cabines, des longueurs de capot, des tampons ou des marchepieds de manœuvre différents. Une identification fondée uniquement sur la forme extérieure mène donc vite à l’erreur – c’est la plaque qui tranche.
Et un dernier point relève de l’honnêteté : pour de nombreux types industriels, il n’existe tout simplement pas de chiffres publics fiables. Les nombres d’exemplaires, les années de construction ou les puissances qui circulent sur Internet proviennent souvent de listes recopiées sans source. Si tu ne peux pas vérifier ces indications, mieux vaut les laisser de côté – une observation proprement datée avec photo vaut plus qu’un chiffre incertain.
Confusions fréquentes
C’est sans doute une locomotive électrique d’usine si …
- un pantographe se trouve sur le toit
- la silhouette est celle d’une locomotive de manœuvre, pas celle d’une machine de ligne
- une plaque de fabrication est apposée au lieu d’un numéro de série
- le véhicule est peint aux couleurs d’une entreprise industrielle
Regarde de plus près si …
- des persiennes de radiateur ou un échappement sont aussi visibles – il pourrait alors s’agir d’une machine bimode
- le pantographe est baissé et habillé
- le véhicule vient d’être repeint et que les plaques manquent
Ce n’est pas une locomotive électrique d’usine si …
- il n’y a pas de pantographe – il s’agit alors d’un locotracteur diesel avec le code de type 98
- la locomotive a deux postes de conduite complets pour le service en ligne
- elle porte un numéro de série régulier d’une administration ferroviaire
La distinction avec les locomotives électriques de manœuvre des compagnies nationales est facile : des véhicules comme la série E 63 portent un numéro de série et proviennent d’un programme d’achat d’une administration ferroviaire, tandis que les locomotives industrielles s’identifient par leur type et leur numéro de fabrication.
Conclusion
La Henschel E 1200 représente un domaine que beaucoup de spotteurs sous-estiment : la locomotive industrielle et d’usine. Ici, le type du constructeur remplace la série, la plaque de fabrication le numéro de véhicule et le terrain de l’usine la gare. Qui sait lire le code de type et sait que 97 désigne la locomotive de manœuvre électrique et 98 la diesel classe de manière fiable même des véhicules d’usine inconnus – et les documente de sorte que les indications restent utilisables dans cinq ans.
En bref
Une locomotive électrique d’usine avec le code de type Henschel : E pour électrique, le nombre pour la classe de puissance. On l’identifie par sa plaque de fabrication, pas par un numéro de série – et le détenteur comme le lieu ne sont jamais qu’un instantané.
Résumé
- À Kassel, Henschel a construit, en plus des locomotives de ligne, une large gamme de locomotives d’usine et industrielles, dont les désignations de type suivent un schéma uniforme.
- Les locomotives électriques d’usine se reconnaissent à la fois à leur pantographe et à leur silhouette de locomotive de manœuvre – une combinaison rare sur le réseau public.
- Ces véhicules s’identifient par le type et le numéro de fabrication sur la plaque du constructeur, pas par un numéro de série.
- Comme les véhicules industriels sont vendus, loués ou garés avec l’entreprise, les indications de détenteur et de lieu ne valent qu’à court terme.
Questions fréquentes
Qu’est-ce que la Henschel E 1200 ?
Une locomotive électrique du programme de locomotives industrielles de Henschel à Kassel. Ces véhicules ont été construits pour les chemins de fer d’usine, de sidérurgie et les embranchements, où l’on manœuvre et déplace des rames de wagons sous une caténaire propre. Ils n’appartiennent pas au parc d’une compagnie ferroviaire nationale et ne portent donc pas non plus de numéro de série classique.
Comment est construit le code de type Henschel E 1200 ?
Selon le schéma habituel chez Henschel : une lettre pour le mode de propulsion, un nombre pour la classe de puissance en ch. Le E signifie électrique. À titre de comparaison : DH désigne les machines diesel-hydrauliques, DHG celles à transmission par arbres à cardan, DE les diesel-électriques. Qui connaît cette logique peut classer grosso modo n’importe quelle désignation de type Henschel.
Pourquoi une locomotive d’usine porte-t-elle le code de type 97 ?
Les deux premiers chiffres du numéro de véhicule UIC à douze chiffres décrivent le type. 97 désigne les locomotives électriques de manœuvre et de service, 98 les locotracteurs diesel et petites locomotives. Dès qu’un véhicule industriel est immatriculé pour circuler sur le réseau public, il reçoit un tel numéro – les locomotives utilisées uniquement à l’intérieur de l’usine ne portent en revanche souvent qu’un numéro d’exploitation.
Comment identifier une locomotive industrielle sans ambiguïté ?
Grâce à la plaque de fabrication. Elle indique le constructeur, la désignation de type et le numéro de fabrication, et c’est l’identification la plus fiable pour les véhicules industriels. Les numéros d’exploitation du détenteur changent à chaque changement de propriétaire, le numéro de fabrication reste. Une photo de détail de la plaque a donc sa place dans toute documentation d’observation.
Où les locomotives électriques d’usine sont-elles utilisées ?
Sur les chemins de fer d’usine et de sidérurgie dotés d’une caténaire propre, où la même tâche est accomplie en permanence sur le même réseau de voies. C’est précisément là que la traction électrique fait valoir ses avantages : pas de gaz d’échappement dans les halls, un effort de démarrage élevé, peu d’entretien. Sur le réseau public, les locomotives électriques de manœuvre sont en revanche rares, car les zones de manœuvre sont rarement électrifiées de bout en bout.
Ai-je le droit de photographier sur le terrain d’un chemin de fer d’usine ?
Non, pas sans autorisation. Les chemins de fer d’usine, de sidérurgie et les embranchements se trouvent sur des terrains privés. L’accès est interdit, les véhicules y sont déplacés sans prévenir et l’exploitation se fait souvent sans la signalisation que tu connais du réseau public. On photographie uniquement depuis des espaces accessibles au public – ou après autorisation expresse de l’exploitant.
Comment distinguer une locomotive d’usine électrique d’une diesel ?
Au toit. Un pantographe lève toute ambiguïté – les locotracteurs diesel n’en ont pas. D’autres indices sont l’absence d’échappement et de persiennes de radiateur, qui se trouvent sur les capots des véhicules thermiques. Dans le numéro de véhicule, la même différence se traduit par 97 contre 98.
Pourquoi trouve-t-on si peu de données sûres sur ce type ?
Parce que les locomotives industrielles ont le plus souvent été construites en petites séries, voire à l’unité, et que leur histoire d’exploitation est documentée dans des archives d’entreprise plutôt que dans des statistiques ferroviaires. Pour ces véhicules, la plaque de fabrication, la photo et la date sont la source la plus fiable – c’est pourquoi une documentation personnelle particulièrement soignée vaut ici le coup.
Henschel E 1200 : note ton observation
Date, lieu et numéro de véhicule saisis en quelques secondes – et visibles pour la communauté.
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Qui se cache derrière
Groupes, marques, constructeurs et exploitants – qui appartient à qui et comment les reconnaître sur le terrain.
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